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Outils et IAGuide · Comparatif

Logiciel de facturation pour artisan : comment choisir

Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques : comparez les outils avant de choisir.

Rédaction Salvero8 min de lecture

L'essentiel

Demandez d'abord à votre éditeur actuel s'il est raccordé à une plateforme agréée, puis comparez un outil simple de devis et facturation et un logiciel de gestion complet selon votre activité. La réception des factures électroniques est obligatoire depuis le 1er septembre 2026, l'émission pour les petites et micro-entreprises au 1er septembre 2027.

Qui est concernéLes artisans et commerçants de TPE qui choisissent ou changent de logiciel de devis et de facturation, micro-entrepreneurs compris.

  • Depuis le 1er septembre 2026, toute entreprise assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir des factures électroniques.
  • Les petites et micro-entreprises doivent les émettre à partir du 1er septembre 2027.
  • Pour les factures adressées à une entreprise établie en France et assujettie à la TVA, la facture électronique passe par une plateforme agréée ou une solution compatible, c'est-à-dire raccordée à une plateforme agréée.
  • Un outil simple de devis et facturation démarre vite ; un logiciel de gestion complet (ERP) sert quand les chantiers s'accumulent.
  • Interrogez votre éditeur actuel avant de changer d'outil.
Dans cet article
  1. Plateforme agréée ou solution compatible : que doit savoir faire votre logiciel ?
  2. Un logiciel de devis et de facturation simple : pour quel artisan ?
  3. Un logiciel de gestion complet (ERP) : à partir de quand ?
  4. Et si vous continuez avec Word ou Excel ?
  5. Laquelle choisir ? Quatre critères simples
  6. Par où commencer
  7. Questions fréquentes
  8. Sources

Plateforme agréée ou solution compatible : que doit savoir faire votre logiciel ?

Selon la DGFiP, les factures entre entreprises françaises devront être transmises sous format électronique par l'intermédiaire d'un tiers appelé plateforme agréée, une entreprise privée immatriculée par l'État. Votre logiciel peut être lui-même une plateforme agréée, ou une solution compatible, c'est-à-dire un outil raccordé à une plateforme agréée.

Un PDF ordinaire, un scan ou un simple e-mail ne sera plus conforme pour ces factures, précise la DGFiP. Selon Entreprendre.Service-Public, pour les opérations soumises à la facturation électronique, la facture est créée et transmise par un logiciel de facturation raccordé à une plateforme agréée : le logiciel attribue automatiquement un numéro unique à la facture, assure sa conservation et intègre les mentions obligatoires. Relisez tout de même le client, le montant, la TVA et la date avant de valider. Selon Entreprendre.Service-Public, les factures émises ou reçues se conservent 10 ans, comme les pièces comptables ; le délai varie selon la nature des documents (6 ans pour les documents fiscaux).

Avant de changer d'outil, demandez à votre éditeur actuel s'il est plateforme agréée ou solution compatible, ou s'il prévoit de le devenir. Vérifiez aussi que le logiciel :

  • gère l'envoi des factures aux entreprises et la transmission à l'administration des données de vos autres ventes (e-reporting) ;
  • affiche le statut de chaque facture : émise, reçue, payée, refusée ;
  • permet de sauvegarder vos factures et de récupérer vos archives à tout moment ;
  • propose un modèle de facture à jour : à compter du 1er septembre 2026, la mention « TVA non applicable, art. 293 B du code général des impôts » doit devenir « TVA non applicable, art. L. 223 et s. du code des impositions sur les biens et services (CIBS) » pour une entreprise en franchise en base de TVA. Selon Entreprendre.Service-Public, l'ancienne référence reste acceptée jusqu'au 31 décembre 2027.

Un logiciel de devis et de facturation simple : pour quel artisan ?

Ces outils se concentrent sur l'essentiel : créer des devis et des factures conformes, parfois suivre un chantier de façon simple. Ils s'adressent aux artisans et aux très petites entreprises dont le besoin prioritaire est d'accélérer la facturation à un tarif maîtrisé. Leurs atouts : une mise en route rapide, une prise en main simple, pas de projet de déploiement lourd.

Concrètement, le logiciel reprend un devis accepté pour en faire une facture, calcule la TVA et réutilise vos bibliothèques de prix.

Sa limite apparaît quand l'activité se complexifie : plusieurs chantiers en parallèle, suivi de rentabilité, achats, sous-traitance, comparaison du prévu et du réalisé. Dans le bâtiment, Batichiffrage, Costructor et Obat sont référencés Activateur France Num sur ce segment. Pour un autre métier, ces exemples sont à vérifier selon votre cas.

Un logiciel de gestion complet (ERP) : à partir de quand ?

Un ERP est un logiciel qui centralise dans un seul outil chiffrage, achats, facturation, planning et comptabilité, au lieu de plusieurs outils à raccorder entre eux. Il vise les entreprises en croissance qui gèrent de nombreux chantiers en parallèle et veulent comparer en continu le prévu et le réalisé.

Ses forces : une vision d'ensemble, un suivi fin des marges, des modules nombreux. Ses limites : un coût et un temps de déploiement plus élevés, qui supposent un vrai projet d'entreprise.

Les exemples cités par France Num pour le bâtiment donnent l'ordre de grandeur : Graneet cible des entreprises réalisant plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires, myB2O BTP vise des PME de 20 à 250 salariés. ChantierFlow, référencé Activateur France Num, est un logiciel de gestion en ligne conçu pour les artisans et les TPE du bâtiment : il gère aussi acomptes, situations de travaux, retenue de garantie et autoliquidation en sous-traitance, et il est solution compatible.

Et si vous continuez avec Word ou Excel ?

Selon Entreprendre.Service-Public, la facture papier ou PDF reste possible quand l'opération n'est pas soumise à la facturation électronique, par exemple quand un coiffeur remet une facture à un client particulier. Dans ce cas, c'est à vous de numéroter les factures (séquence chronologique continue, sans rupture) et de vérifier chaque mention obligatoire. Une facture papier se rédige en double exemplaire.

Dès que vous facturez une entreprise établie en France et assujettie à la TVA, la facture relève de la facturation électronique. L'exemple donné par Entreprendre.Service-Public : une entreprise de plomberie qui facture une entreprise de construction française. Même sans client professionnel, un e-reporting (transmission de données à l'administration) peut s'appliquer : à vérifier auprès de la DGFiP.

Une facture déjà émise ne se modifie plus : il faut une facture rectificative portant la mention « annule et remplace la facture n°… » et un nouveau numéro, ou un avoir si elle est payée. Avec un tableur, tout cela se gère à la main. Selon France Num, devis sur tableur et factures sous traitement de texte atteignent vite leurs limites quand l'activité grandit.

Laquelle choisir ? Quatre critères simples

Posez-vous ces questions dans cet ordre, sur une feuille.

Comparez ensuite le coût complet, pas le prix affiché : frais de stockage supplémentaire, archivage sécurisé, modules optionnels, limites de volume de factures. Regardez si vous pouvez récupérer vos données dans un format exploitable le jour où vous changerez d'outil. Si le logiciel propose de l'intelligence artificielle, par exemple pour rédiger un devis, relisez le résultat vous-même.

  • Vos clients : les factures adressées à un particulier ne relèvent pas de l'obligation de facturation électronique, même si un e-reporting peut s'appliquer. Celles adressées à une entreprise établie en France et assujettie à la TVA en relèvent : il vous faut alors un logiciel raccordé à une plateforme agréée.
  • La taille de l'activité : un outil de devis et facturation est centré sur l'essentiel. Dès que l'activité se complexifie (plusieurs chantiers en parallèle, achats, sous-traitance, suivi de rentabilité), regardez un ERP.
  • Le temps disponible : l'outil simple se met en route vite, l'ERP demande un projet. Testez en conditions réelles : de nombreux logiciels proposent un abonnement mensuel sans engagement.
  • Votre métier : acomptes, situations de travaux, retenue de garantie, autoliquidation. Faites dérouler ces cas, un par un, pendant l'essai.

Pour vous

Par où commencer

Le premier geste prend quelques lignes d'e-mail : interroger votre éditeur. Le reste vous aide à comparer sans vous disperser.

  1. Si vous avez déjà un logiciel, demandez-lui s'il est plateforme agréée ou solution compatible, ou s'il prévoit de le devenir.
  2. Notez la part de vos clients qui sont des particuliers et celle qui sont des entreprises.
  3. Séparez vos besoins indispensables (devis, factures conformes) de ceux qui seraient un plus (planning, suivi de rentabilité).
  4. Consultez la liste des plateformes agréées indiquée par Entreprendre.Service-Public et notez les outils qui vous intéressent.
  5. Testez chacun avec vos propres cas : un devis type, sa transformation en facture, une facture rectificative, et notez-les sur les mêmes critères.
  6. Comparez le coût complet et vérifiez que vous pouvez récupérer vos données avant de signer.

Questions fréquentes

Je suis micro-entrepreneur : suis-je concerné ?

Oui. Selon la DGFiP, les micro-entrepreneurs sont concernés, y compris en franchise en base de TVA. Ils doivent pouvoir recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026 et les émettre à partir du 1er septembre 2027.

Puis-je continuer à envoyer mes factures en PDF par e-mail ?

Pour un client particulier, oui : la facture papier ou numérique reste possible, selon Entreprendre.Service-Public. Entre entreprises françaises assujetties à la TVA, la DGFiP indique qu'un PDF ordinaire ou un document envoyé par e-mail ne sera plus conforme.

Quelle amende si je n'émets pas de facture électronique alors que c'est obligatoire ?

Selon Entreprendre.Service-Public, le non-respect de l'obligation d'émission est passible d'une amende de 50 € par facture, plafonnée à 15 000 € par an. Les amendes ne s'appliquent pas si c'est la première infraction constatée sur les quatre dernières années et qu'elle a été réparée spontanément ou dans les 30 jours suivant la première demande de l'administration. Pour les autres cas, à vérifier auprès de cette source.

Dois-je forcément changer de logiciel ?

Pas forcément. Vérifiez d'abord si votre outil actuel est plateforme agréée ou solution compatible, ou s'il prévoit de le devenir : cela peut vous éviter une migration inutile, selon France Num.

Et pour votre entreprise ?

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Sources

  1. DGFiP – impots.gouv.frJe découvre la facturation électronique
  2. Entreprendre.Service-Public.fr (DILA, services du Premier ministre)Tout savoir sur la facturation
  3. France Num (Direction générale des Entreprises)Comment bien choisir sa solution de facturation électronique : critères, pièges à éviter et bonnes pratiques - francenum.gouv.fr
  4. France Num (Direction générale des Entreprises)Comment choisir le bon logiciel de gestion pour une TPE PME du bâtiment ? - francenum.gouv.fr

Guide établi le . Article établi à partir des sources citées et vérifié avant publication par Salvero. Une erreur ? Signalez-la-nous.

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