L'essentiel
Si votre entreprise emploie plus d'une personne et que vous ne savez pas par où commencer en cybersécurité, vous pouvez demander gratuitement un diagnostic Cyberdépart à l'ANSSI. Un bénévole formé vous pose une quarantaine de questions, puis vous remet six premières mesures prioritaires.
Qui est concernéLes TPE et PME employant plus d'une personne, ainsi que les associations et collectivités, qui débutent en cybersécurité. Les entreprises mono-salariées sont écartées.
- Le diagnostic Cyberdépart est gratuit et se demande sur la plateforme MesServicesCyber de l'ANSSI.
- Il est ouvert aux organisations de plus d'une personne : les particuliers et les entreprises mono-salariées sont écartés.
- L'entretien dure environ une heure à une heure trente et débouche sur six mesures prioritaires.
- Le test de maturité préalable prend environ cinq minutes et ne remplace pas un audit.
- Le diagnostic ne remplace ni la gestion d'un incident ni une obligation réglementaire.
Dans cet article
Qu'est-ce que le diagnostic Cyberdépart de l'ANSSI ?
Selon l'article de Veille de presse consacré au Cybermois 2026, le diagnostic Cyberdépart est un entretien gratuit avec un aidant cyber. Il pose une quarantaine de questions sur la sécurité informatique de l'entreprise. L'entretien se tient en présentiel ou à distance.
À la fin, vous recevez six premières mesures prioritaires, qui dépendent de vos réponses. L'entretien couvre quatre familles de menaces : le rançongiciel (un logiciel qui bloque vos fichiers contre rançon), la cybercriminalité de masse, les attaques systémiques et les attaques opportunistes. Selon les chiffres de l'ANSSI de septembre 2025, plus de 3 500 diagnostics avaient déjà été réalisés.
Mon entreprise peut-elle demander ce diagnostic ?
Oui si vous employez plus d'une personne. Fabien Giraud, chargé de déploiement de la plateforme, a précisé en septembre 2025 que l'ANSSI écarte les particuliers et les entreprises mono-salariées. Entreprises, collectivités et associations peuvent en revanche le demander.
Le service vise surtout les TPE et PME sans responsable de la sécurité informatique. D'après l'observatoire 2024 de l'ANSSI cité par Check Point, 50 % des PME françaises n'en ont pas désigné. Une étude OpinionWay pour Cybermalveillance.gouv.fr indique que, dans les structures de moins de dix salariés, le dirigeant fait aussi office de responsable informatique dans 82 % des cas.
Les entreprises qui entrent dans le champ de la directive NIS2 relèvent d'un autre parcours. Le seuil est de 50 salariés ou 10 millions d'euros de chiffre d'affaires dans dix-huit secteurs critiques. MesServicesCyber leur propose des services dédiés.
Comment demander le diagnostic, étape par étape ?
Tout se fait sur la plateforme de l'ANSSI, sans frais ni engagement. Le parcours compte cinq étapes : le test de maturité cyber (six questions, environ cinq minutes), la consultation des services proposés selon le résultat, le formulaire de demande Cyberdépart, le rendez-vous, puis la création d'un compte ANSSI pour conserver les recommandations et obtenir un suivi.
Le test de maturité ne remplace pas un audit, précise l'ANSSI : il sert à orienter vers les services adaptés. L'ANSSI ne donne pas de délai entre la demande et l'entretien, qui dépend de la disponibilité des bénévoles.
Comment se passe l'entretien et que faut-il préparer ?
Aucune compétence technique n'est exigée du dirigeant. La durée varie selon les sources officielles : environ une heure pour la présentation de MesServicesCyber, une heure trente selon son chargé de déploiement. Prévoyez une demi-journée pour vous et la personne qui s'occupe de l'informatique.
Le format bénévole impose de préparer l'échange. Avoir sous la main la liste des postes, des logiciels et des prestataires informatiques permet d'obtenir des recommandations précises plutôt que génériques. Un suivi par l'aidant peut avoir lieu six mois plus tard.
Que ne couvre pas ce diagnostic gratuit ?
Les six mesures constituent un plancher, pas un plan complet. Elles ne couvrent pas la gestion d'un incident. Une fuite de données clients, par exemple, impose de notifier la CNIL dans les 72 heures au titre de l'article 33 du RGPD, selon l'article relayé.
Le diagnostic répond à une question de départ, pas à une obligation réglementaire. Selon l'article, une entreprise qui fabrique ou vend des produits numériques reste soumise aux règles du Cyber Resilience Act, et aucun diagnostic bénévole ne vaut preuve de conformité face à ces textes.
Pour vous
Ce que ça change pour vous
Le Cybermois 2026 se tient jusqu'au 31 octobre. Le baromètre France Num 2026 indique que plus de 53 % des dirigeants de TPE et PME craignent de perdre leurs données ou de se faire pirater.
- Vérifiez que votre entreprise emploie plus d'une personne : sinon, le diagnostic n'est pas adapté.
- Passez le test de maturité cyber sur MesServicesCyber (environ cinq minutes).
- Remplissez le formulaire de demande Cyberdépart pour être mis en relation avec un aidant cyber.
- Préparez la liste de vos postes, logiciels et prestataires informatiques, et réservez une demi-journée.
- Après l'entretien, appliquez les six mesures. L'étape de création d'un compte ANSSI, qui permet de conserver les recommandations et d'obtenir un suivi, fait partie du parcours ; un suivi par l'aidant peut avoir lieu six mois plus tard.
Questions fréquentes
Le diagnostic Cyberdépart est-il vraiment gratuit ?
Oui, selon l'ANSSI, la demande se fait sans frais ni engagement. L'entretien est mené par un bénévole formé.
Faut-il être technicien pour passer l'entretien ?
Non. L'entretien suit un questionnaire standardisé d'une quarantaine de questions et n'exige pas de compétence technique du dirigeant.
Combien de temps dure le diagnostic ?
Environ une heure selon la présentation de MesServicesCyber, une heure trente selon son chargé de déploiement. Prévoyez une demi-journée.
Un artisan seul peut-il en bénéficier ?
Non. L'ANSSI écarte les particuliers et les entreprises mono-salariées, pour lesquelles le diagnostic n'est pas adapté.
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Sources
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