# Créer son site internet quand on est artisan : les 8 étapes

> Commencez par fixer ce que le site doit vous apporter, puis réservez votre nom de domaine sans attendre. Choisissez ensuite qui construit le site, rassemblez logo, photos et textes courts, puis vérifiez que Google trouve votre site après la mise en ligne.

Rubrique : Visibilité sur Google et dans les IA · Publié le 20 octobre 2026 · Salvero (JEM NODE)
Adresse : https://salvero-agency.com/fr/actualites/comment-un-artisan-cree-son-site-internet-la-checklist

## Points clés
- Notez d'abord votre objectif : visibilité, demandes de devis ou vente en ligne.
- Réservez le nom de domaine tôt : c'est le premier arrivé, premier servi, et un Kbis n'est pas nécessaire.
- Un site gratuit n'offre pas de nom de domaine personnalisé, seulement un sous-domaine.
- Avant la mise en ligne, faites vérifier la liste des mentions légales obligatoires auprès d'une source officielle ou d'un professionnel.
- Après la mise en ligne, tapez site: suivi de votre adresse dans Google pour voir si le site est présent.

## Étape 1 : Fixez l'objectif du site et choisissez son type

Notez votre priorité avant toute chose : gagner en visibilité, améliorer votre notoriété, fidéliser vos clients, recevoir des demandes de devis, proposer des services en ligne ou vendre en ligne. Le type de site dépend de cet objectif.

Le site « carte de visite » tient en une page : vos contacts et une description simple de vos prestations. Le site « vitrine » ajoute produits ou services, équipe, coordonnées et formulaire de contact. Le site « simple » est une vitrine enrichie (catalogue, actualités, blog, galerie de photos) et demande des contenus mis en ligne régulièrement. Le site de vente en ligne demande un investissement plus important, avec des modules comme le paiement et le stock à relier entre eux.

Piège : des horaires périmés. Vérifiez que vos horaires d'ouverture sont à jour sur le site, ou faites-le renvoyer vers une page qui les affiche, comme votre fiche Google My Business ou vos réseaux sociaux.

## Étape 2 : Choisissez un nom de domaine court, lisible et facile à dicter

Le nom de domaine est l'adresse de votre site. Dans exemple.fr, « exemple » est le nom et « .fr » l'extension. Selon France Num, un nom court, entre 7 et 15 caractères, se retient mieux. Écrivez-le normalement : les accents sont possibles, à condition d'enregistrer aussi la version sans accent. Un tiret aide la lecture (plombier-agen.fr plutôt que plombieragen.fr) ; plusieurs tirets la compliquent.

Faites le test radio : si vous dictiez l'adresse dans un spot, tous les auditeurs doivent l'écrire de la même façon. Évitez donc les pluriels, les nombres de 0 à 16 et les abréviations. Pour l'extension, enregistrez le .fr et le .com pour vous protéger ; pour une TPE ou PME française, le .fr est dans la majorité des cas un choix judicieux, selon France Num.

Piège : le site gratuit sans nom de domaine personnalisé, qui fait amateur. Côté Google, du point de vue du classement, les mots clés dans le nom de domaine seuls n'ont pratiquement aucun effet, hormis leur affichage dans le fil d'Ariane. Choisissez le nom qui convient à votre entreprise : vos clients s'en serviront pour vous trouver.

## Étape 3 : Vérifiez que le nom est libre, puis enregistrez-le

Testez la disponibilité avec le Whois. Pour les extensions françaises, interrogez le registre de l'Afnic ; pour les autres, un bureau d'enregistrement comme Gandi propose un service de ce type. Vérifiez aussi les conditions de l'extension : pour le .fr, seuls les résidents européens (plus Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein) sont éligibles, selon France Num. Si le nom est déjà pris, cherchez d'abord une alternative.

Enregistrez-le dès que vous avez l'idée : la règle est « premier arrivé, premier servi ». Inutile d'attendre un Kbis ou un numéro de SIREN. En attendant le site, une redirection peut envoyer les visiteurs vers votre page Facebook, Instagram ou LinkedIn, un formulaire de contact ou votre fiche d'établissement Google.

Regardez le prix de renouvellement avant d'acheter. Selon France Num, la première année coûte généralement entre 1 € et 15 €, le renouvellement annuel plutôt entre 10 et 15 €, et jusqu'à 60 € par an pour certaines extensions. Une autre page de France Num indique généralement entre 5 € et 50 € HT par an. Activez le renouvellement automatique : sans renouvellement, le nom est libéré. Vous pouvez l'enregistrer pour plusieurs années, 10 ans maximum.

## Étape 4 : Décidez qui construit le site

Trois voies existent : une agence web ou un indépendant, un système de gestion de contenu (un logiciel pour gérer pages, images et produits, dont WordPress est le plus connu), ou une plateforme en ligne. Pour un site carte de visite ou vitrine basique, France Num écrit qu'un professionnel n'est pas indispensable.

Si vous passez par un professionnel, rédigez un cahier des charges à partir de vos besoins et envoyez-le à plusieurs professionnels. Regardez leurs réalisations, contactez un ou deux clients de votre secteur, comparez. Ne versez qu'un acompte à la signature, et le solde après la mise en ligne, une fois les fonctionnalités vérifiées. Assurez-vous d'être propriétaire du site et de son nom de domaine. Selon les estimations de deux Activateurs France Num : 500 à 2000 euros pour une carte de visite, 900 à 5 000 euros pour un site basique, 3 000 à 10 000 euros pour un site e-commerce, hors frais récurrents.

Avec une plateforme en ligne, prenez une formule payante : les offres gratuites donnent un sous-domaine, pas votre nom de domaine. Un système de gestion de contenu demande un minimum de connaissances techniques, des mises à jour et une sauvegarde. Pour un site vitrine basique, préférez une solution en ligne.

## Étape 5 : Prévoyez l'hébergement et les frais qui reviennent

Votre site doit être hébergé sur un serveur en ligne. Selon France Num, l'hébergement coûte entre 5 € et 500 € HT par mois : à partir d'environ 5 € HT pour un site basique, de 5 € à 50 € HT avec base de données (blog, petite boutique), de 5 € à 200 € HT ou plus pour un site e-commerce, selon le catalogue. Chez certains prestataires, le nom de domaine peut être offert avec la souscription d'un hébergement : posez la question.

Ajoutez la maintenance (mises à jour, correction de pannes). Avec un prestataire, elle se règle par contrat mensuel ou par interventions ponctuelles. Sur une plateforme de vente en ligne, l'Afnic indique que l'abonnement d'un site minimal ne doit pas excéder 100 euros par mois HT, et que des commissions de 5 à 15 % sur les ventes s'ajoutent à cet abonnement pour la plupart des plateformes.

## Étape 6 : Préparez des contenus utiles, à vous

Rassemblez un logo, une palette de couleurs, des photos de votre activité et quelques textes courts sur votre entreprise et votre offre. Organisez le site pour que vos clients trouvent vite ce qu'ils cherchent.

Rédigez vous-même, sans faute, avec des titres et des paragraphes courts. Ne recopiez pas le contenu d'autrui. Pensez aux mots de vos clients : certains cherchent « charcuterie », d'autres « plateau de fromage ». Évitez de répéter les mêmes mots à outrance. Donnez à chaque page un titre clair, qui peut inclure le nom de l'entreprise et son adresse, et une courte description.

Placez des photos nettes près du texte concerné, avec un texte alternatif (une courte description de l'image). Préférez des adresses de pages parlantes à des suites de chiffres. Évitez les publicités qui gênent la lecture. Relisez et mettez à jour ou supprimez ce qui n'est plus pertinent.

## Étape 7 : Ajoutez les mentions obligatoires, après vérification

Un site d'entreprise doit afficher des mentions légales. Vérifiez la liste à jour auprès d'une source officielle ou d'un professionnel, par exemple un conseiller CCI ou CMA référencé par France Num. Si vous confiez le site à un prestataire, ajoutez ce point à votre cahier des charges.

Même précaution si vous ajoutez un outil de mesure du trafic, d'envoi d'e-mails ou de paiement en ligne : les règles qui s'y appliquent sont à vérifier auprès d'un professionnel. Pour une newsletter, Google écrit qu'on peut envoyer des newsletters récurrentes à son audience après avoir recueilli son autorisation.

## Étape 8 : Mettez en ligne et vérifiez que Google vous voit

Si un professionnel a construit le site, testez toutes les fonctionnalités avant de payer le solde. Selon Google, en règle générale, vous n'avez rien d'autre à faire que publier votre site sur le Web, mais la première chose à faire est de vous assurer que les internautes connaissent votre site. Tapez site: suivi de votre adresse dans Google. Si des résultats apparaissent, votre site est dans l'index. Sinon, consultez les exigences techniques de Google Search Central. Google ne garantit pas qu'un site précis sera ajouté.

Vous pouvez aussi configurer un compte Search Console pour surveiller les performances du site ; son outil d'inspection d'URL montre comment Google voit une page. Un sitemap (fichier listant les URL importantes) est facultatif. Selon Google, un changement peut apparaître en quelques heures ou en plusieurs mois : attendez quelques semaines avant d'évaluer.

Faites connaître l'adresse : cartes de visite, en-têtes de lettres, affiches, camionnette. Le bouche-à-oreille et les réseaux sociaux complètent.

## Par où commencer

Le premier geste prend un instant : écrire ce que le site doit vous apporter. Les suivants s'enchaînent dans l'ordre.

1. Écrivez en une phrase l'objectif du site : demandes de devis, visibilité ou vente en ligne.
2. Notez quelques noms de domaine possibles et testez-les avec le Whois de l'Afnic.
3. Enregistrez celui que vous retenez, activez le renouvellement automatique et redirigez-le vers votre fiche Google ou votre page de réseau social.
4. Rassemblez logo, couleurs, photos et textes courts sur votre activité.
5. Choisissez qui construit le site : cahier des charges envoyé à plusieurs professionnels, ou plateforme en formule payante.
6. Après la mise en ligne, tapez site: suivi de votre adresse dans Google pour vérifier la présence du site.

## Questions fréquentes

**Faut-il attendre mon Kbis ou mon SIREN pour réserver un nom de domaine ?**
Non. Selon France Num, il n'est pas nécessaire d'attendre la délivrance du Kbis ou d'un numéro de SIREN pour enregistrer un nom de domaine.

**Un site gratuit suffit-il pour démarrer ?**
France Num recommande aux professionnels une formule payante. Les offres gratuites ne donnent pas de nom de domaine, seulement un sous-domaine, ce qui est très mauvais pour la visibilité.

**En combien de temps mon site apparaît-il sur Google ?**
Selon Google, un changement peut prendre effet en quelques heures ou en plusieurs mois. Google conseille d'attendre quelques semaines avant d'évaluer et ne garantit pas qu'un site précis sera indexé.

**Faut-il choisir un .fr ou un .com ?**
France Num recommande aux entreprises françaises d'enregistrer les deux pour se protéger, et juge le .fr judicieux dans la majorité des cas. Selon Google, l'extension n'a d'importance que si vous ciblez un pays précis, et le signal est généralement faible.

## Sources
- France Num (Direction générale des Entreprises, ministère de l'Économie) : [Comment choisir le bon nom de domaine pour le site internet de son entreprise ? - francenum.gouv.fr](https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/developpement-commercial/site-web/comment-choisir-le-bon-nom-de-domaine-pour-le)
- France Num, avec l'Afnic : [Combien payer pour un site web ou un site e-commerce ? - francenum.gouv.fr](https://www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/developpement-commercial/site-web/combien-payer-pour-un-site-web-ou-un-site-e)
- Google Search Central (Google for Developers) : [Bien débuter en référencement naturel (SEO) : principes de base | Google Search Central  |  Documentation  |  Google for Developers](https://developers.google.com/search/docs/fundamentals/seo-starter-guide?hl=fr)
